Santé, droit, culture : découvrez les nouveaux influenceurs algériens

Santé, droit, culture : découvrez les nouveaux influenceurs algériens

Ils sont médecins, photographes ou avocats. Ces Algériens ont trouvé un nouveau créneau pour se rendre utiles : les réseaux sociaux. Ils y partagent leurs connaissances via de courtes vidéos ultra partagées

Samir, 27 ans, docteur en pharmacie, a posté sa première vidéo (sur les troubles de la thyroïde) en septembre 2020. Un an et demi plus tard, il compte plusieurs centaines de milliers de followers sur TikTok, Instagram, Facebook et YouTube.

« Au début de la pandémie, j’ai commencé à expliquer les pathologies et à dispenser des conseils sur les traitements généralement prescrits. Les patients avaient peur de se déplacer dans les établissements de santé. C’était pour moi une façon de lutter contre l’automédication », témoigne Samir à MyAlgeria.

 

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« Les patients cherchaient une explication à leurs symptômes sur Internet puis achetaient des médicaments en pharmacie [sans avis médical] comme s’ils étaient dans une supérette. J’ai donc commencé à publier des vidéos pour expliquer quel médicament est prescrit pour quelle maladie, tout en citant ses contre-indications. Un aspect que le patient ignore souvent. »

Si le docteur en pharmacie a fait de l’automédication sa première cible, c’est parce qu’il a lui-même expérimenté ses dangers. 

« Quand j’étais enfant, je voyais ma mère, asthmatique, prendre régulièrement un sirop anti-toux qui lui coupait la respiration. En lisant la notice, je me suis aperçu que ce sirop était contre-indiqué pour les personnes asthmatiques ou qui avaient des problèmes respiratoires. Ce fut une de mes motivations pour devenir pharmacien », raconte-t-il à MyAlgeria.

Art et lunch box

Le succès de ses vidéos ? Il le doit, selon lui, à sa façon de communiquer.

« C’est la première fois qu’un personnel médical vulgarise l’information de cette façon, qui plus est en derja. »

La santé est ainsi devenue, comme la mode et la beauté, un nouveau créneau pour les influenceurs. 

« S’ils sont divertissants, les réseaux sociaux m’apportent aussi des informations utiles », admet Yasmine, une internaute qui cherche à rééquilibrer son poids. « C’est la raison pour laquelle je suis des comptes de nutritionnistes, notamment Maria Dieto [10,3 k d’abonnés, la « diététicienne gourmande » qui promet sur sa page : « Je t’aide à te sentir mieux dans ton assiette], qui dispensent des conseils pour préparer des lunch box healthy avec des ingrédients accessibles. »

 

Au-delà des comptes des professionnels, Yasmine dit aimer suivre les contenus proposés dans l’art et la culture.

« Je suis passionnée d’histoire, alors je suis des comptes qui proposent du contenu sur le sujet, notamment celui de Abdelraouf Meraga. Il parle d’architecture locale et explique l’histoire de façon intelligible », explique Yasmine.

 

Rayane, 21 ans, étudiant en microbiologie à Alger, fait partie des créateurs de contenus qui partagent leur passion pour l’art et la culture. 

Plus connu sous le pseudonyme de « Ze Art Nerd » sur TikTok et Instagram, le jeune homme propose, à travers des vidéos de quelques secondes, un contenu culturel souvent axé sur le patrimoine algérien.

« La culture du partage »

« Nous avons été élevés dans la culture du partage. Personnellement, j’ai toujours appris à partager et c’est pour cela que j’ai rejoint les réseaux sociaux en septembre 2020 : pour pouvoir échanger sur ma passion pour la culture », souligne Rayane à MyAlgeria.

Le jeune passionné de culture est désormais suivi par 121 000 personnes sur TikTok et quasi 79 000 sur Instagram. Un chiffre qu’il n’imaginait pas atteindre à ses débuts. « Je ne m’attendais pas à un tel engagement quand je me suis lancé sur les réseaux sociaux. Ce fut une surprise totale. »

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Rayane Ze Art Nerd (@ze.art.nerd)

Pour Rayane, le nombre d’abonnés est une preuve que « les Algériens veulent apprendre ». « Malheureusement, nous avons tous une vision un peu négative des réseaux sociaux. On pense souvent que c’est seulement pour le divertissement », regrette-t-il. « Les réactions de la communauté m’ont appris la valeur de ce que je fais et à quel point c’est important. C’est ce qui m’a poussé à poursuivre. »

« Découvrir et apprendre de nouvelles choses à travers des petites vidéos m’est très utile. Je suis par exemple Maître Ouz [53,8 k d’abonnés] qui essaye de vulgariser la culture juridique, ou encore Ibrahim Henni [15,7 k d’abonnés], un photographe professionnel, qui dispense des astuces pour les amateurs de photographie », confie Meriem, une autre internaute, à MyAlgeria

 

 

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